Pas si loin que ça

Publié le par ARNAUD LARAIE

Pas si loin que ça, ou plutôt pas si haut ça, ce trente-septième étage, quand l'aube est parfois si belle au réveil sur la ville qui ronronne déjà. Même pas avril, et voilà qu'on se découvre souvent d'un fil, sauf quand des poches de froid venues du nord de la Chine rafraîchissent la température, descendant même parfois jusqu’à 20 degrés...




Un soir, au détour de l'une des pistes cyclables qui jalonnent la ville, et pas si loin de chez moi, je suis tombé entre deux buissons sur un étrange endroit à mi-chemin entre le parking désaffecté et la piste de karting, à la différence notable que les véhicules, tous à l'allure de "crash-car", y roulent bien moins vite... Ca y est j'y suis, je viens de découvrir ma première auto-école taïwanaise.
Je trouvais ça étrange aussi, de ne trouver aucune auto-école en circulation, sachant quand même qu'il devait bien exister un moment où on apprend à "conduire" autre chose qu'un scooter...
Tout s'explique!




Et puis un grand coucou aussi à l'ami Bo (ci-dessous avec la casquette) qui, y a pas si longtemps que ça (tout juste un an) était venu découvrir Taiwan, et qui cette fois est revenu bien accompagné des camarades Gaëlle et Pablo (sur la droite) que je salue ici bien fort!
Je n'oublie pas non plus le beau gosse Guillermo (plein centre) et les non moins charmantes Emilie et Xin-yi (sur la gauche)




Le mois de mars a aussi vu à l'institut de langues étrangères (où j'apprends le chinois) la préparation de la grande journée sportive annuelle , ou chaque département s'en va défier l'autre dans la joie et la motivation omniprésentes, le tout saupoudré d'une certaine innocence.
Au menu , relais 25X200m, tir à la corde et autres...(voir ci-dessous au premier plan la chenille qui redémarre, ou en arrière-plan le remuage collectif de popotins)




Le jour-J connut ainsi une déferlante d'hurlements stridents propres au genre féminin (désolé mesdames), ainsi qu'une panoplie de couleurs identifiant chaque département.
Finalement bien amusant!




Défilé en rang serré sous l'œil avisé des dirigeants de l'école et du clergé local (institut catholique), chapiteaux de rigueur pour pareil évènement...




Ambiance plus détendue dans les rangs des supporters, avec ci-dessous le carré germanophile...




Des bataillons de petites têtes brunes prêtes à en découdre lors de cet évènement qui permet à tous ces étudiants souvent surmenés de se défouler et de se fédérer, ne serait-ce que l'espace d'une journée.




Le tout dans les règles de l'art, avant-goût des jeux mondiaux qui se dérouleront ici à Kaohsiung au mois de juillet...pas si loin que çà!





Cette ambiance bon-enfant m'a surtout rappelé celle des années lycée, elles aussi pas si loin que ça, l'époque des coupes de cheveux rasta, des belles Danoises (et Italiennes) et des cheveux sur la tête....




Gros clin d'œil donc, à ces quelques dingues que je m’étais fait un plaisir d’illustrer à l'époque et qui bravèrent l'interdiction des autorités pour organiser en toute illégalité des tournois de pétanque sauvages, à celui qui ramènerait la plus spacieuse glacière, le béret le plus authentique ou encore le "marcel" qui dévoilerait le torse le plus poilu...tout simplement déplorable! (dixit la proviseur...)




Pas si loin que ça enfin, Alain Bashung ou la dernière des légendes (pour le magazine Inrockuptibles), artiste mélancolique et surréaliste, qui vient de nous quitter en ce mois de mars 2009 et qui laisse au patrimoine commun, auteur orfèvre de la langue qu'il était, cette perle parmi tant d'autres:






Temps: Ce que les hommes essaient toujours de tuer, mais qui finit par les tuer.
Spencer (Herbert)

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